Association  BPSGM          Les Basses Pyrénées dans la seconde guerre mondiale         64000 Pau

Oloron-Sainte-Marie.

 

 

Références bibliographiques:

 

 

– Giannerini (Pierre-Louis). Arrêt sur images. Oloron-Sainte-Marie 1908-1945. Editions Maison du Patrimoine. Oloron, 1989, 213 p.

– Marestin (Gilbert). Résistance en Haut-Béarn Trois histoires singulières. Editions Gascogne. Orthez, 2011, 119 p.

– Martin (Michel). Du Bager à Marie-Blanque. FTP et guerilleros en Haut-Béarn. Oloron. 1982, 102 p.

– Martin (Michel). Résistances en Haut-Béarn. Atlantica. Biarritz, 2000, 206 p.

-Nativité (Jean-François). L’élaboration de la mémoire oloronaise de la seconde guerre mondiale. De 1944 à nos jours. TER. UPPA, Pau, 2000,  169 p.

-Poullenot (Louis). Basses-Pyrénées. Occupation. Libération. 1940-1945. J & D Editions. Biarritz. 1995. 366 p.

–  p. 153 : Jean Pierre A. en instance de passage vers l’Espagne, est tué par les Allemands, dans son hôtel,  le 18 juillet 1944.

– p. 155 : opération allemande au Bager d’Oloron, le 19 juin 1944, contre le maquis du    Bager d’Oloron, à Roues. Incendie d’une grange dans laquelle meurent carbonisés trois maquisards, Yves Fontan, Hans Serelman et Lanette Vergez.

– p. 156 : assassinat par la Gestapo, de Mme Signard, le 10 juillet 1944.

– p. 198-203 : existence d’un maquis de guérilleros espagnols créé en 1943 au Bager d’Oloron, transféré en 1944 au col de Marie-Blanque. Il aurait rassemblé une soixantaine d’hommes en août 1944.

– p. 202 et 221-222 : attaque allemande sur le maquis du Bager les 18 et 19 juin 1944, puis le 26 juin. Six morts chez les maquisards. Liste nominative des victimes.

– p. 203 : le 528ème GTE.

– p. 262 : le 26 août 1944, la libération de la ville : départ des troupes d’occupation.

– p. 316 : bilan statistique des combats : 4 résistants tués.

Lieux de mémoire:

Références établies avec la collaboration du service municipal du patrimoine.

Noms de rue:

 Ambroise Bordelongue. Figure béarnaise de la Résistance.

– André Lombard. Martyr de la Résistance, mort sous les balles allemandes. Une plaque est apposée rue Palassou, sur la maison dans laquelle il a vécu.

Capitaine André Jean-Pierre. 57e RI, prisonnier en 1940 ; il s’évade et tente de franchir les Pyrénées. Pris à la croix de Soeix, il refuse d’obéir et est sauvagement abattu, le crâne fracassé.

Henri Moureu. Résistant, il retarde avec Frédéric Joliot le passage de la technologie de l’eau lourde à l’occupant. Il étudie les fusées allemandes V2 en 1944, et après la Libération il visite les sites de leur fabrication en Allemagne.

Charles Peyrou. Prisonnier pendant la guerre.

-Corps Franc Pommiès – André Pommiès. Militaire français, héros de la Résistance ; il met clandestinement sur pied un corps franc pyrénéens que l’on appellera plus tard Corps Franc Pommiès.

-Etienne Martin. Capitaine Valmy au maquis F.T.P.F du Bager pendant l’occupation allemande.

Général Loustaunau-Lacau. Militaire de carrière, homme politique et résistant français ; arrêté, torturé et déporté à Mauthausen en 1943.

Jean Bonnemason. En 1940, capitaine des chasseurs pyrénéens, il fut grièvement blessé quand la débâcle battait son plein. Résistant, il reçut la Légion d’Honneur.

Honoré Baradat. Instituteur et Résistant ; le 20 juin 1940, il participe à la première réunion de la Résistance paloise. Interdit d’enseignement par Vichy, il devient un des personnages clé de la Résistance départementale au sein du mouvement « Combat » ; en 1944, il accède à la tête de la Résistance Départementale unie.

Lieutenant Marcel de Roquemaurel. Cet Oloronais fit partie du maquis Bir-Hakeim et donna sa vie à la France, ce qui lui valut une mention du général de Gaulle : « Le 10 septembre 1943, à Douch, dans l’Aveyron, se déroule un combat en règle qui semble une sortie de signal. Une compagnie allemande est mise en fuite par les nôtres et laisse sur le terrain son capitaine et dix soldats morts. Il est vrai qu’à la Borie, le maquis vainqueur sera à son tour décimé et le lieutenant de Roquemaurel, son chef, tué à l’ennemi. » Mention d’une plaque sur le mur de la maison d’encoignure de la rue Saint-Grat et de l’ancien chemin des Barbé, aujourd’hui rue Lieutenant Marcel de Roquemaurel.

-Monseigneur Daguzan. Mobilisé, chef de bataillon d’infanterie en 1939, il revint épuisé pour entrer en résistance. Le 12 juin 1944, il fut arrêté par la Gestapo dans un groupe de neuf, « le groupe de Pau » disait-on. A Bordeaux, au fort du Hâ, avant de partir le 17 pour Dachau il fut ridiculisé lorsqu’il déclara être prêtre et posséder une somme destinée aux œuvres qu’il souhaitait faire parvenir à l’évêque. L’abbé fut l’un des trois rescapés de Dachau.

Jean Mendiondou. Le début de la seconde guerre mondiale voit arriver à Oloron des flux importants de réfugiés espagnols mais aussi du Nord et de l’Est de la France. Le conseil municipal est suspendu par Vichy qui nomme directement une municipalité de remplacement. Convoqué à la chambre, il décide, avec 79 autres députés et sénateurs de refuser les pleins pouvoirs à Pétain qui devint chef de l’Etat. Contraint de se cacher, il trouva asile chez le chanoine Biers, à Ogeu-les-Bains en attendant la fin de la guerre et sa réintégration après la guerre.

Casimir Condado. 2ème Division Blindée du Général Leclerc. Décoré de la Légion d’Honneur et de la Presidential Unit Citation pour héroïsme extraordinaire.

-Carmen Bazan. Elle a mené un combat inlassable pendant la Seconde Guerre Mondiale ; elle était agent de liaison entre Oloron et les maquis occupés par des guerrilleros et résistants français, en particulier ceux de Pedéhourat, Bager et Laring.

Lieux remarquables:

-La Gare, avenue de la Gare.Le 6 février 1939, le député maire d’Oloron Sainte-Marie, Jean Mendiondou, accueille plus de 750 espagnols qui fuient la guerre et la dictature. Ce sont des milliers d’espagnols qui seront ensuite internés au camp de Gurs, construit à la hâte en quelques semaines. Entre avril 1939 et décembre 1945, plus de 60500 personnes ont traversé cette gare pour atteindre le camps : des basques, des espagnols civils et militaires, des brigadistes internationaux, des juifs. Une plaque apposée sur la façade.

-La villa Briol, avenue du 4 septembre. Cette villa a servi de local à la Gestapo dès 1943 ; la police politique nazie occupait alors tout le territoire français et pourchassait les jeunes « réfractaires au STO » en France et à Oloron Sainte-Marie. Les jeunes susceptibles de partir travailler en Allemagne cherchaient à gagner l’Espagne ou se réfugiaient dans les forêts alentours : c’est ainsi que les maquis se développèrent autour d’Oloron. Sur l’emplacement actuel du Lycée IV Septembre.

Le Monument de la Résistance et de la Déportation, Jardin Public. Ce monument rend hommage aux hommes morts en déportation, ceux abattus dans le maquis proches d’Oloron et dans les rangs de la France Libre.

 

 

 

 

 

Monuments aux morts, place du Général De Gaulle. Ce monument, situé place du Général de Gaulle à Oloron Sainte-Marie, fut inauguré le dimanche 19 avril 1925. La colonne de 11 mètres de haut, en marbre bleu de Bretagne provenant des carrières de Lanhelin, repose sur un soubassement de marbre de Louvie. Les plans sont dus à l’architecte départemental Henri Geisse et l’exécution à la maison Gandar-Rembaux, d’Aulnaye. Cette colonne est un très net rappel de la Colonne Vendôme qui, à Paris, célèbre les exploits de la Grande Armée et des soldats de l’n II devenus des héros pour avoir réussi à contenir puis à repousser les tentatives d’occupation de la France.
Cette colonne est un très net rappel de la Colonne Vendôme qui, à Paris, célèbre les exploits de la Grande Armée et des soldats de l’an II devenus des héros pour avoir réussi à contenir puis à repousser les tentatives d’occupation de la France. 4 plaques de marbre ont été ajoutées au soubassement de la colonne. Elles comportent les noms des 307 oloronais morts durant la première guerre, par ordre alphabétique, suivit de leur prénom et de leur grade. On retrouve deux colonnes de noms par plaque, séparées par un motif central sculpté : une branche de laurier. Cette liste de nom a été complétée au long du XXè siècles par les noms des soldats morts durant la seconde G.M et les guerres de Syrie, Afrique du Nord et Indochine. 4 plaques ont été ajoutées en bas par manque de place.

 

 

-Plaque commémorative, église Notre-Dame. Dans l’église Notre-Dame.

 

 

 

 

 

 

 

Plaque commémorative hameau Saint-Pée. Sous le porche de l’église.

 

 

 

 

 

-Stèle commémorative, place Gambetta. Hommage aux 19 jeunes Résistants oloronais déportés au mois de mai 1943 dans les camps de concentration nazis, morts de faim et d’épuisement dans les pires conditions avant la Libération des camps en mai 1945 par les armées Alliées,

 

 

 

 

Stèle commémorative borne 12 au Bager. Inaugurée le 19 juin 2004 sur l’emplacement même de la ferme pour commémorer le 60ème anniversaire de l’attaque.

En 1944, des résistants F.T.P.F du maquis « Guy Moquet » s’installèrent dans les dépendances de la ferme Grat Aroues au Bager d’Oloron. Bordant la forêt, la ferme constituait un site idéal avec ses épaisses frondaisons, ses accès vers les vallées ou la montagne. Le 19 juin 1944, au lever du jour, les troupes allemandes attaquèrent, suite à une dénonciation, les résistants cantonnés dans la ferme. Surpris dans leur sommeil, les maquisards ne purent réagir rapidement après les cris de la sentinelle. Sous un feu d’armes automatiques, mitrailleuse, fusils lance-grenades, l’incendie des bâtiments fut immédiat et parachevé ensuite au lance-flammes. Bilan : 4 tués, 4 blessés, 6 prisonniers. La ferme fut complètement détruite. Le propriétaire Jean Arroues et un voisin furent arrêtés et torturés par la Gestapo d’Oloron.

 

Stèle dédiée à Casimir Condado. 

 

 

 

 

 

Carré militaire cimetière Sainte-Marie.

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