Association  BPSGM          Les Basses Pyrénées dans la seconde guerre mondiale         64000 Pau

Archives mensuelles : avril 2015

CAMORS Jean Claude. Compagnon de la Libération.

camors (1)CAMORS Jean Claude

Compagnon de la Libération.

Nè le 27 octobre 1919 à Pau dans une famille de tradition militaire: père médecin-major, grand-père colonel.

Jean Claude Camors, affecté au 18ème RI à Bordeaux en octobre 1939, est fait prisonnier et s’évade du camp de Chateaubriant (44). Il rentre à Pau en juillet 1940.

Désireux de rejoindre Londres, il tente sa chance en Bretagne. Après un échec, il s’engage comme marin-pêcheur à Marseille et, au cours d’une sortie en mer, il se jette à l’eau pour rejoindre Gibraltar à la nage (8 avril 1942).  Après deux heures de nage, un bateau anglais le recueille et il arive à Londres mi-mai 1942.

Engagé dans les F.F.L. le 26 juin 1942, il entre à l’école des Cadets et suit, à partir d’octobre 1942, la formation spécifique des agents secrets.

Chargé de créer un réseau d’évasion d’aviateurs alliés, J. C. Camors est parachuté à la mi-avril 1943 près de Loches (37) et il développe le réseau « Bordeaux – Loupiac ». Sous la pression d’arrestations, il rejoint Londres (21 janvier 1943) en passant par l’Espagne.

Il est à nouveau parachuté en France le 5 juillet 1943 pour y développer et réorganiser son réseau.

Fin août, il cherche en Bretagne les moyens nécessaires au transfert d’une cinquantaine d’aviateurs alliés qu’il doit acheminer du nord de la France et d’Issy les Moulineaux. Il est de retour à Quimper et à Plomodiern (Mme. Vourc’h) le 5 octobre.

Le 11 octobre, un rendez-vous réunit à Rennes, au café de l’Epoque, rue du Pré Botté, Pierre Dumont, Rémy Roure, André Poirier, Claude Depesme (alias Jeannette) et J. C. Camors. Reconnu par Roger L., agent au service de la Gestapo entré dans le café, mortellement blessé, J. C. Camors parvient à détruire les papiers qu’il portait sur lui et à permettre la fuite de Dumont et Poirier alors que Roure est , lui aussi blessé, arrêté.

Le corps de J. C. Camors ne sera jamais retrouvé.

Grâce à son oeuvre et avec l’aide des membres du réseau « Bordeaux – Loupiac » une soixantaine d’aviateurs alliés passeront de Bretagne en Angleterre entre le 23 octobre 1943 et le 22 janvier 1944.

Son frère Paul , diplômé de Saint-Cyr Promotion « Maréchal Lyautey » (1935-1937),  Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 1939-1945 , Silver Star , Croix de Guerre des T.O.E. avec Palme est mort pour la France le 1er février 1946 au col de Loukkel (Annam).

VLUU L100, M100 / Samsung L100, M100

Plaque en l’honneur des frères Camors

6, rue François Mouthon, Paris XV

Le 12 juillet 1957, la ville de Pau a dénommé une rue des Frères Camors par délibération du Conseil Municipal.

Remarque:  Différentes sources ne sont pas exactement concordantes quant aux dates pour la période comprise entre 1941 et 1943.

 

Références bibliographiques:

– Noguères ( Henri ) Histoire de la Résistance en France de 1940 à 1945, Robert Laffont, 1967-1981, t. 4.

– Notin (Jean-Christophe) 1061 compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération.Librairie académique Perrin 2000. Pages 458, 561, 645.

– Pennetier (Claude) (dir.), Le Maitron – Dictionnaire biographique, Mouvement ouvrier, Mouvement social, de 1940 à mai 1968, Tome 3 et CD-ROM, Editions de l’Atelier, Paris, 2007, 462 p.

Décorations:

Chevalier de la Légion d’Honneur,

Compagnon de la Libération par décret du 4 mai 1944,

Croix de Guerre 39/45 avec palmes,

Medal of Freedom (U.S.A.).

Pour en savoir plus:

Compagnon de la Libération

Une page personnelle

Musée de la Résistance

Fondation de la France Libre

 

ARGOTE Daniel

ARGOTE (Daniel) est né le 21 juillet 1910 à Bayonne.   Franc-maçon, il se consacre en 1936 à la cause de la République espagnole et organise l’accueil des enfants réfugiés. En 1939, il est mobilisé comme chef de section des Chasseurs Pyrénéens. Fait prisonnier en 1940 avec son régiment en Alsace, père de quatre enfants… Lire la suite

SEGOT Marie

Mme SEGOT Marie née Majesté Larrouy 4 rue Bernès Cambot 64000 Pau Née en 1920 à Rieupeyrous ( près de Morlaas) Témoignage recueilli le 19 mai 2011.     Triple intérêt du témoignage : • Souvenirs personnels d’une jeunesse de jeune fille ordinaire (un peu lointains). • Evocation du passé de son mari, Evadé de… Lire la suite

BILLAUD André

André BILLAUD Témoignage recueilli le 26 mai 2011.   Né à Paris le 1er septembre 1921. Décédé à Pau le 8 septembre 2014. Nous rencontrons Mr. Billaud, dans son appartement, rue de l’Abbé Brémond à Pau. Il raconte avec émotion, mais aussi avec une mémoire intacte, son périple au cours de la période 1940 /… Lire la suite

GOÏCOETXEA Florentino

GOICOETXEA (Florentino) est né à Hernani (Espagne) le 14 mars 1898. Réfugié à Ciboure depuis l’invasion franquiste du Pays Basque espagnol en 1936, fils de paysan, à l’allure physique imposante et d’une grande endurance, il est l’illustre passeur du réseau Comète. Il accompagne des groupes de la Ferme « Bidegain Berri » à Urrugne jusqu’à… Lire la suite

DE JONGH Andrée

DE JONGH Andrée

Andrée DE JONGH  est née le 30 novembre 1916 à Schaerbeek (Belgique). Andrée De Jongh, surnommée « petit cyclone » par son père, est dessinatrice en publicité à Malmedy (Belgique) et infirmière diplômée, elle s’engage en mai 1940 au sein de la Croix Rouge. En mai 1941, avec Arnold Deppé, elle crée un réseau d’évasion… Lire la suite

BERGE Georges

BERGÉ (Georges)   Compagnon de la Libération.   Né en 1909 dans le Gers, il est capitaine au 13ème Régiment d’Infanterie lorsqu’il est blessé deux fois pendant les combats de 1940.   Il s’embarque à Saint-Jean-de-Luz le 21 juin 1940 pour rallier Londres. Il est breveté parachutiste en décembre 1940 après avoir reçu la mission… Lire la suite

AGUIRRE Kattalin

AGUIRRE Kattalin

Catherine Aguirre, dite Kattalin, est née en 1897 à Sare. Décédée en 1992, elle est inhumée à Ciboure. En 1942, veuve de guerre, elle devient un membre très actif de plusieurs réseaux du Pays Basque comme Margot, Nana, Comète ou Démocratie. Elle passe du courrier, héberge, nourrit et escorte les évadés. Elle est secondée par… Lire la suite

Idron

Références bibliographiques: ● Amouraben (Eric) et Vergez (Jean-François). Idron. 15 juin 1944. Cinq résistants fusillés, Brochure ONAC 64, Pau, 2015, 70 p. – AMIEL René – CORAN Léon – COTONAT Pierre – LOUSTAU Michel – MOURLHON Louis Pour plus d’informations, voir les pages dédiées aux fusillés d’Idron dans la rubrique  » U.P.P.A. Travaux en cours ». ●… Lire la suite