Association  BPSGM          Les Basses Pyrénées dans la seconde guerre mondiale         64000 Pau

Archives mensuelles : octobre 2014

BOYRIE Lucien

 

2011-05-25 15.41.32

 

M. Lucien BOYRIE

111, rue d’Ossau,  GAN.

Témoignage recueilli le 25 mai 2011.

 

  • Engagé volontaire au 7ème régiment de tirailleurs marocains à Meknès en Février 1941,
  • Après le débarquement allié en Afrique du Nord (nov. 42) participe aux combats en Tunisie pour arrêter la progression italo-allemande, est fait prisonnier en janvier 1943,
  • Embarqué dans un avion allemand, escale à Palerme,. Un concours de circonstances le fait rapatrier en France,
  • Démobilisé à Marseille le 15 février 1943,
  • Retour à Pau le 17 février 1943,
  • Volonté de repartir en Afrique du Nord et de reprendre le combat,
  • Evasion par l’Espagne (mars 1943) : recherche personnelle et hasardeuse de passeur (Pau, Oloron, Mauléon, Iraty) : se joint à un groupe d’une soixantaine de personnes,
  • 20 octobre 1943 connait la détention dans une suite de prisons espagnoles, de Pampelune à Malaga,
  • Octobre 1943, embarquement sur le bateau « gouverneur général Lépine », rejoint, à Casablanca, le 7ème régiment de tirailleurs le 23 octobre,
  • Le régiment dissout, est affecté à la 1ère armée française de de Lattre de Tassigny,
  • Débarquement à Naples depuis Oran, le 10 février 1944, participation, à la campagne d’Italie,
  • Retour en Afrique du Nord pour participer au débarquement en Provence en aout 1944,
  • Campagne de France : vallée du Rhône, Jura, Belfort, Mulhouse, les Vosges, Alsace, Würtemberg, Pays de Bade, lac de Constance, 4 mois d’occupation à Innsbrück chez un particulier,
  • Démobilisé le 22 septembre 1945, rejoint ses parents à Gan et refusera l’engagement dans l’armée, (attachement à sa liberté),
  • Fera sa carrière à Turboméca,
  • Reconnaissance tardive de ses services lui permet une retraite anticipée à 55 ans.

Intérêt du témoignage :

  • Destin hors du commun d’un jeune soldat de la France Libre, de 1942 à 1945, de l’Afrique du Nord à l’Autriche,
  • Motivations :
    • Non acceptation de l’occupation allemande, père ancien combattant de la 1ère guerre donne une éducation en ce sens, le conduit à Pau voir les films pacifistes de l’époque,
    • Attachement à la liberté de la famille, le père le poussera en 1943 à repartir au combat (lui-même en ayant le désir),
    • Chômage, après une école d’apprentissage à Tarbes, travaille brièvement chez Messier, puis chômage du fait de la défaite,
  • Aspects détaillés du témoignage enregistré et écrit (7 feuillets),
    • Motivation,
    • Campagne d’Afrique en 1943,
    • Description de l’évasion par l’Espagne sans l’aide de réseau,
    • Description de l’incarcération espagnole, suite de prisons, le quotidien (mars à octobre 1943),
    • Départ de l’Espagne sur le Cdt Lépine,
    • Campagnes militaires : de l’Afrique du Nord à Insbrück.

Documents d’appui disponibles :

  • Photos personnelles des différentes prisons espagnoles,
  • Photos et plan du camp de Miranda (a réalisé la maquette du musée de la Résistance),
  • Carte de son périple,
  • Photos du bateau Cdt Lépine,
  • Photos d’un certain nombre de sites concernés, à l’époque,
  • Décorations, cartes.

Exemple caractéristique d’évadé par les Basses-Pyrénées.

Témoignage à rapprocher de ceux de :

  • Billaud : évadé par Saint-Jean-de-Luz sur le Sobiesky, bateau polonais, arrivée le 23 juin 1940 à Plymouth, engagé dans les Forces Françaises Libres, participe à tous les grands combats de l’Egypte, El Alamein, Bir Hakeim, Italie, Colmar, Ardennes.
  • Cordier (départ de Pau), secrétaire de J. Moulin.
  • Mme Forrester romancière juive.
  • M . Segot fuyant, de Pau, le S.T.O., prisonnier au camp de Miranda.

Documents annexes :

LE RESEAU « Comète »

 Origines et motivations : En mai 1940, après la bataille de Dunkerque de nombreux soldats britanniques, des équipages d’avions abattus, tentent de rejoindre l’Angleterre afin de poursuivre le combat. Ils doivent pour cela, rejoindre les autorités consulaires britanniques siégeant en Espagne. Mais il faut traverser la France occupée, franchir clandestinement la ligne de démarcation puis les… Lire la suite